Labels bio, équitables, RSE, environnementaux, sociaux… Le paysage des labels s’est considérablement densifié ces dernières années. Pour les entreprises comme pour les consommateurs, cette multiplication des labels peut parfois générer de la confusion. Pourtant, loin d’être concurrents, ces dispositifs répondent à des objectifs différents et complémentaires, au service d’une transition plus globale vers des modèles durables.
Pourquoi autant de labels ?
Chaque label est né pour répondre à un enjeu spécifique : assurer une juste rémunération des producteurs, préserver la biodiversité, protéger le bien-être animal ou structurer une démarche RSE à l’échelle de l’entreprise.
Cette diversité reflète la complexité des enjeux de durabilité, qui ne peuvent être couverts par un seul outil. Aucun label, à lui seul, ne peut embrasser l’ensemble des dimensions environnementales, sociales, économiques et éthiques d’une activité.
Labels produits et labels RSE : des périmètres différents
Il est essentiel de distinguer deux grandes catégories de labels :
- Les labels produits ou filières
Les labels dits « spécialisés » ou « produits » (commerce équitable, bien-être animal, anti-déforestation, pêche durable, gestion forestière responsable, etc.) apportent des garanties ciblées sur un enjeu précis, souvent à l’échelle d’un produit ou d’une filière donnée.
Ils permettent d’aller plus en profondeur sur certains sujets et offrent des repères clairs aux consommateurs.
- Les labels RSE
Les labels RSE, comme BioED, évaluent quant à eux la démarche globale de l’entreprise. Ils couvrent l’ensemble des enjeux de durabilité : gouvernance, conditions de travail, environnement, pratiques d’achats et de vente responsables, transparence, ancrage territorial, etc.
Ils permettent de vérifier la cohérence d’ensemble des pratiques, au-delà d’un produit ou d’une filière spécifique.
Des labels complémentaires, pas concurrents
Opposer labels RSE et labels thématiques n’a donc pas de sens. Ils jouent des rôles complémentaires :
- les labels spécialisés apportent des garanties renforcées sur des enjeux précis ;
- les labels RSE assurent une vision transversale et structurante de la stratégie de durabilité de l’entreprise.
Dans cette logique, le référentiel BioED valorise pleinement les engagements complémentaires pris par les entreprises, notamment lorsqu’elles s’appuient sur des labels équitables, de bien-être animal ou de lutte contre la déforestation sur leurs matières premières ou leurs produits.
Un levier de lisibilité et de crédibilité
Cette complémentarité permet :
- d’éviter une approche fragmentée de la durabilité,
- de renforcer la crédibilité des engagements,
- d’apporter plus de lisibilité aux consommateurs et aux partenaires,
- et de soutenir une amélioration continue des pratiques.
Plutôt que de multiplier les labels sans cohérence, l’enjeu est de les articuler intelligemment, en fonction des risques, des filières et des priorités de chaque entreprise.
Vers une durabilité plus cohérente et structurée
La « jungle des labels » n’est pas un problème en soi. Elle devient un enjeu lorsque les dispositifs ne sont pas compris ou articulés. À l’inverse, lorsqu’ils sont pensés comme des outils complémentaires, les labels constituent de puissants leviers pour accélérer la transition vers des modèles plus responsables.
Les labels RSE comme BioED ont vocation à jouer un rôle de colonne vertébrale, en structurant les démarches globales des entreprises, tout en reconnaissant et valorisant les engagements spécifiques portés par d’autres labels spécialisés.